Clé Cétacés

Cétacés de moins de 4 m de long

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Petit dauphin côtier, le céphalorhynque noir ne fréquente que les eaux froides qui bordent le Chili jusqu'au cap Horn - © SH / le Cercle Polaire

 

Céphalorhynque noir

Chilean dolphin - Cephalorhynchus eutropia

1,20 à 1,70 m pour 30 à 63 kg

• grand aileron bas et arrondi • uniquement à proximité des côtes chiliennes et du cap Horn
• melon peu renflé mais marqué d'une tâche claire • gorge et ventre blancs
• masque noir qui s'étend du bec jusqu'à la base de la pectorale • nage ondulante comme les lions de mer

 

chilean dolphin-Fr800Petit dauphin au corps trappu, de couleur sombre et au ventre blanc, le céphalorhynque noir est facilement identifiable à son grand aileron bas et arrondi et à sa nage ondulante qui rappelle celle des lions de mer et otaries. Il se déplace essentiellement dans les eaux côtières et les courants rapides à l'entrée des fjord mais s'éloigne des côtes en hiver. Il vit habituellement en petites troupes de 2 à 15 animaux qui collaborent pour la capture des proies, petits poissons et calmars vivant en banc, mais aussi krill et autres crustacés pélagiques. Ils rabattent et concentrent leurs proies par des mouvements circulaires ou zigzaguants.

Petit cétacé des eaux froides qui bordent le Chili et de la Terre de Feu, le céphalorhynque noir est essentiellement sédentaire et ne s'aventure jamais très loin dans les eaux du passage de Drake et l'océan Austral.

La mise bas doit avoir lieu au tout début de l'été car les petits ne sont observés que d'octobre à à avril.


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Cétacés de 4 à 10 m de long

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Avec sa robe noire et blanche et son long bec blanc, le mésoplodon de Layard est l'une des espèces de baleine à bec les plus fréquentes et les plus reconnaissables de l'océan austral - © SH / le Cercle Polaire

 

Baleine à bec (mésoplodon) de Layard

Layard's beaked whale - Mesoplodon layardii

5 à 6,2 m pour 1,1 à 3,4 T

dos blanc jusqu'à l'aileron épaules, pectorales ventre et tronçon caudal sombres
• masque facial noir • long bec blanc
• tache blanche autour de la fente génitale • pointes de la dorsale blanche
• melon peu bombé • une paire de longues dents (jusqu'à 30 cm) penchées vers l'arrière chez le mâle

 

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layard-beaked Whale-Fr800La baleine à bec de Layard est le plus grand des mésoplodon, et l'une des rares espèce facilement identifiable en mer grâce à sa robe très contrastée. Le dimorphisme sexuel est peu marqué sauf pour ce qui concerne l'unique paire de dent qui ne déborde de la mandibule que chez les mâles matures. Sa taille peut atteindre jusqu'à 30 cm de long et s'enrouler au-dessus du bec au point de limiter sévèrement l'amplitude d'ouverture des machoires chez les mâles les plus âgés. Très discret et évitant les bateau, les occasions d'observer le mésoplodon de Layard restent rares. Il se déplace à faible vitesse en petits groupes, jusqu'à 5 individus, probablement à très faible profondeur, et n'émerge que brièvement, n'exposant que son bec, son dos et sa dorsale avant de se laisser couler et de souffler à nouveau 150 ou 200 m plus loin. Quelques rares observations font état de séries de sauts complets au-dessus de l'eau, l'animal pouvant retomber sur le côté. La baleine à bec de Layard plonge ensuite pendant 10 à 15 minutes en moyenne. L'analyse des contenus stomacaux d'individus échoués montrent qu'elle pêche des céphalopodes vivant à de grandes profondeurs. L'absence de différence notable de la taille des proies capturées par les femelles et les vieux mâles dont les dents limitent l'ouverture de la bouche suggèrent que les proies sont aspirées plutôt que happées comme le font la plupart des cétacés à dents.

La baleine à bec de Layard fréquente essentiellement les eaux subantarctiques et tempérées de l'hémisphère sud, entre 30° sud et la convergence antarctique. Mais la saisonalité des échouages laissent penser que l'espèce est migratrice, ce que confirme des observations récentes au large de l'Antarctique en été et des échouages sur les îles Heard (au sud de la Convergence antarctique), et Macquarie. Le mésoplodon de Layard semble être l'une des espèces de baleines à bec les plus fréquentes de l'océan austral.

 


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Cétacés de 4 à 10 m de long

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Connu à partir de seulement 35 individus échoués, le mésoplodon d'Andrew n'a jamais été identifié en mer - © SH / le Cercle Polaire

 

Baleine à bec (mésoplodon) d'Andrew

Andrew's beaked whale - Mesoplodon bowdoini

3,4 à 5 m pour 1 à 1,5 T

corps robuste et sombre bec court et épais blanc ou gris pâle
• bouche arquée vers le haut • bandeau clair en arrière du melon peu renflé
• bec très épais chez le mâle • bouche très arquée chez le mâle, l'arrière de la mandibule déborde au-dessus de l'oeil
• 1 paire de dents larges visibles sur le renflement de la mandibule chez le mâle  

 

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andrew-beaked Whale-Fr800Décrite uniquement à partir de 35 individus échoués, la baleine à bec d'Andrew n'a jamais été identifiée en mer. Ce petit mésoplodon subantarctique se nourrit probablement de céphalopodes qu'il pêche dans les eaux profondes, loin des zones habituelles de navigation.

Si plus de la moitié des échouages ont eu lieu en Nouvelle Zélande, l'espèce semble néanmoins avoir une répartition circumpolaire dans les eaux subantarctiques et tempérées situées entre la convergeance antarctique (54°30' sud) et 32° sud. Les échouages avérés du mésoplodon d'Andrew se répartissent, outre la Nouvelle Zélande, dans le sud de l'Australie, sur les îles Macquarie, Tristan da Cunha et les Malouines, et sur les côtes de l'Argentine et de l'Uruguay. La présence de foetus de mai à septembre et de très jeunes individus parmis les individus échoués entre mai et juin suggèrent que la reproduction de cette espèce s'étend de l'été à l'automne.

 


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Cétacés de 4 à 10 m de long

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Le mésoplopodon d'Hector est très mal connu mais semble fréquenter les eaux tempérées et subantarctiques. Certains individus sont noirs avec le bec et l'avant de la tête blancs - © SH / le Cercle Polaire

 

Baleine à bec (mésoplodon) d'Hector

Hector's beaked whale - Mesoplodon hectori

3,4 à 5 m pour 1 à 1,5 T

bec court de dauphin, parfois gris pâle ou blanc (mâle ?) corps sombre, masque et tache oculaire sombres variables
• melon très peu développé et petite tête • semi-collier gris pâle ou blanchâtre typique (femelles et immatures ?)
• petite dorsale triangulaire à la pointe arrondie • deux petites dents triangulaires plates à l'extrémité du bec chez le mâle

 

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hector-beaked Whale-Fr800Très rarement observé en mer, le mésoplodon d'Hector présente une morphologie typique des petits zypiidés avec toutefois une tête plus petite et un melon très peu marqué. Le dimorphisme sexuel semble ne reposer que sur la taille des 2 paires de dents qui ne sont visibles que chez le mâle et possiblement à une coloration différente, très sombre avec le bec blanc chez le mâle, alors que les femelles et les immatures seraient plus clairs et présenteraient un semi-collier clair en arrière de l'oeil, une tache oculaire et un masque facial plus foncé.

L'essentiel des données concernant le mésoplodon d'Hector proviennent de Nouvelle Zélande, mais il semble que la répartition de l'espèce soit circumpolaire et concentrée dans les eaux tempérées et subantarctiques.

D'après les contenus stomacaux des individus échoués, il semble que la baleine d'Hector fréquente les eaux profondes où elle se nourrit de calmars.

 


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Cétacés de 4 à 10 m de long

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Avec sa petite tête et son long bec étroit et clair qui pointe au dessus de la surface lorsqu'elle émerge, la discrète baleine à bec de Gray est assez facilement identifiable - © SH / le Cercle Polaire

 

Baleine à bec (mésoplodon) de Gray

Gray's beaked whale - Mesoplodon grayi

4,50 à 5,70 m pour 1 à 1,5 T

long bec fin et blanc très visible corps fusiforme sombre
• bec et face très clairs • petite tête étroite au melon indistinct
• cicatrices linaires et rondes plus nombreuses chez le mâle • fait des bonds au ras de l'eau en nage rapide
• 1 paire de dents triangulaires à mi-longueur du bec visibles chez le mâle  

 

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gray-beaked Whale-Fr800La baleine à bec de Gray présente une silouhette particulièrement longiligne, renforcée par le faible développement de son melon et son long bec clair. Espèce d'eaux profondes, elle se déplace seule ou par petits groupes de 2 à 8-10 individus. Lorsqu'elle nage vite, elle effectue des séries de bonds au ras de la surface qui dévoilent parfois le corps entier et la queue. L'espèce est sujette aux échouages en masse (échouage de 28 individus en 1874 en Nouvelle Zélande) dont sont issus l'essentiel de nos connaissances sur l'espèce. Consommatrice de calmars et de poissons, le mésoplodon de Gray semble sonder à de grandes profondeurs. C'est le seul mésoplodon à conserver une denture complète sur la machoire supérieure avec 17 à 22 dents alors que la machoire inférieure n'en porte qu'une seule.

Plus connue par les individus échouées - c'est la deuxième espèce d'odontocètes par le nombre d'échouages individuels avec 180 échouages -, sa répartition géographique semble toutefois couvrir une large zone circumploaire comprise entre 30° et 65° de longitude sud avec une concentration possible de populations autour de la Nouvelle Zélande où le nombre d'échouage est le plus élevé et les observations en mer fréquentes en fin de printemps et en été. Cette espèce subantarctique est aussi observée autour de la Péninsule antarctique en été et le long de la côte antarctique en mer du Roi Haakon VII, jusqu'au milieu des glaces flottantes. La baleine à bec de Gray pourrait être le plus abondant de tous les mésoplodons de la zone subantarctique.

 


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